Je suis une Amazone

OUVRIR MA VOIX

« Je n’ai pas besoin de parler comme eux pour être entendue. J’ai besoin d’apprendre à parler pleinement comme moi. »

Je n’ai pas décidé d’ouvrir ma voix parce que je voulais apprendre à mieux parler.

Je l’ai décidé parce qu’un jour, ma voix n’a pas suffi à raconter ce que mon corps, mon esprit et mes enfants, mon être profond avait vécu.

On ne m’a pas crue.

J’ai eu honte de mettre les vrais mots sur mes maux.

J’ai commencé à douter de ma propre légitimité.
À me demander si j’en faisais trop.
Si je disais les choses correctement.
Si j’avais le droit de les dire.

Je me suis sentie imposteur dans ma propre histoire.

Alors j’ai cherché à être sécurisée.

J’ai voulu qu’on me dise :
« Tu n’es pas folle. Tu n’inventes rien. Tu as le droit de ressentir ce que tu ressens. »

J’ai même eu besoin que mon papa me prenne dans ses bras. Mais mon papa était à 6 000 kilomètres, de l’autre côté de l’Atlantique.

Et même mon avocat ne m’a pas crue sans parler de la procureure.

Puis il y a eu la cour jeunesse, criminelle et famille tout ça dans l’espace de le dire.(…)

Cette arène.

La chair de poule.
Le corps qui réagit.
L’esprit qui se paralyse.
Les mots qui restent coincés.

Et puis cette sensation étrange :

Je n’avais pas la bonne couleur.

Mon non-verbal n’était pas traduit comme eux le traduisaient.

Mon silence devenait faiblesse.
Ma posture devenait hésitation.
Ma tête baissée devenait peut-être aveu de culpabilité.
Mon émotion devenait peut-être manque de contrôle.

Alors j’ai baissé la tête.

Mais aujourd’hui, je comprends que baisser la tête ne signifie pas ne rien avoir à dire.

Parfois, c’est simplement un corps qui cherche à survivre à ce qu’il traverse.

Alors j’ai décidé d’ouvrir ma voix.

Pas pour convaincre tout le monde.

Pas pour être validée par tout le monde.

Pas pour parler plus fort.

Mais pour m’entendre moi-même.

Pour mettre les bons mots sur mes maux.

Pour reconnaître mes émotions sans leur laisser prendre toute la place.

Pour comprendre mon non-verbal et apprendre à le traduire moi-même.

Pour retrouver mes ancrages.

Pour parler avec mon histoire, ma culture, mon corps, mon accent, mes silences et mes mots.

Et surtout, pour ne plus abandonner ma voix simplement parce que quelqu’un ne sait pas l’entendre.

Ouvrir ma voix, c’est revenir à moi.

C’est passer de :

« Est-ce qu’on va me croire ? »

à :

« Est-ce que moi, je me crois ? »

Et de là commence le véritable pouvoir de la parole.

Ma voix ne demande pas la permission d’exister. Elle demande seulement que je l’habite pleinement.

Ce message fait écho à ton histoire, à ton parcours, à la femme, à la fille que tu es? 

Viens OUVRIR TA VOIX à l’académie des amazones. Une suite d’atelier sur PARLER PLEINEMENT EN PUBLIC est disponible pour toi et avec toi.

https://academieamazone.com/atelier-a2-interactif-ouvert-au-public/

Possibilité de participer au Podcast «OUVRIR LA VOIX », là où le mouvement trace le chemin.

L’Amazone Elvire

Info@academieamazone.com

*Photos: Au sommet du Mont Albert en randonnée.

« Progressez chaque jour avec audace vers vos rêves, refusez les coups
d’arrêt et rien ne pourra vous arrêter. »

E
lvire B Toffa
Accompagnante et stratège en inclusion socioprofessionnelle des personnes issues de l’immigration.
Entrepreneure & Conférencière : 
lamazone.ca
academieamazone.com

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