Je suis une Amazone

Pas au prix d’une voiture de luxe

UNE PRISE DE CONSCIENCE
 
Ce jour-là après ma course, j’ai compris que j’allais me sortir d’une relation où je refusais que c’était l’image extérieure qui allait définir mon bonheur réel.

Ce jour-là, après ma course, l’esprit clair, je choisissais de ne plus être une image sans vie.
Une image pour des photos d’un pseudo succès, dans lequel, j’avais un rôle de figurante.
Pas n’importe laquelle,
Une figurante qui embellissait les photos par sa beauté (…)
Une figurante dite « minorité visible » qui donnait à l’acteur principal un semblant d’ouverture, de respect de la différence c’était plutôt une sorte de légitimité et de puissance du fort sur le faible , du maître sur l’esclave. Un autre jeu de l’image plutôt que la vérité cachée derrière son sourire hypocrite et violent.
Une figurante, la mère avec trois magnifiques enfants qui rehaussaient le portrait de famille. La famille modèle où le papa pouvait aller travailler, réaliser ses rêves les plus fous comme rehypothéquer votre maison pour s’acheter la voiture de ses rêves à lui. Pendant qu’il pouvait vous dire comme épouse de « serrer la ceinture », pire arrêter ce que vous faites comme activité, arrêter vos rêves à vous et accepter d’être une maman à la maison. Une carrière dont il ne vous donnait pas le choix puisque à plusieurs reprises pour le peu de fin de semaine qu’il pouvait passer avec ses enfants, il choisissait de vous les envoyer à votre commerce avec la mention. « Peux tu t’occuper de tes enfants, je dois sortir. »

Ce jour-là après ma course malgré la voix d’amis(es) justiciers qui trouvaient que je méritais de conduire à quelques reprises ce véhicule de luxe, je choisissais de ne pas choisir l’homme de ma vie pour la façade des biens matériels éphémères comme de belles voitures lorsqu’entre les murs de chez nous j’étais une femme de ménage, une bonne à tout faire, une mère nourricière point. Au point qu’un après-midi de dimanche, mon corps avait lâché avec une paralysie passagère du côté gauche de mon visage comme d’un AVC. L’épuisement de trop, je devais prendre une décision.

CE CHOIX DE LIBERTÉ ET DE VIE
 
Ce jour-là, après ma course, je choisissais de devenir une femme libre. Libre de choisir d’être elle.

Lorsque je choisissais de marier cet homme c’était au nom de l’amour et non le choix d’être la femme de garde d’une maison lorsque lui pouvait aller vivre ses rêves sans même daigner les partager avec moi.

Intelligente et créative comme je suis, à ses yeux j’avais l’air d’un cerveau vide. Juste bon pour tenir une maison. 
Que je rêvais silencieusement contribuer avec tout mon potentiel à son succès et me rendre utile intellectuellement.
Que je rêvais donc être consultée pour ses choix d’affaires etc…

Non il aimait mieux que j’arbore le rôle de la figurante. Souris, tiens le bébé, montre la face de la femme dont s’occupe son mari. L’image tu sais de cette femme dont son homme omniprésent contribue à son plein épanouissement (…) ç’en avait l’air mais entre les quatre murs ce n’était définitivement pas ça.

Quand c’est rendu que les seules proches à qui tu veux confier ta misère avaient été aussi roulés dans la même farine de l’illusion que leur fille, sœur et amie était donc heureuse auprès de son si gentil, doux et époux présent et attentionné.

Ce jour-là, après ma course, je choisissais qu’à la Saint Valentin, même si je suis une fille qui s’en fous des grands cadeaux matériels, je n’allais pas accepté la dernière rose en chocolat du magasin à 1 dollar, parce que mon homme rentrait de son voyage d’affaires à la fermeture de tous les magasins et s’arrêta au magasin à 1 dollar encore ouvert se procurer ce cadeau offert avec ce mépris et cette façon spéciale de te présenter la place que tu mérites: la figurante et l’assistée de maison.

Je ne partage pas le fruit de ma perception non, j’ai toujours cru que j’en mettais trop, que j’étais peut-être trop exigeante ou que je devais vraiment me la boucler et me faire traiter de la sorte puisqu’à l’époque en effet, mon modique salaire ne pouvait même pas égaler sa participation aux charges de la maison. Mais en même temps, ne pas demander une femme de ménage lorsque j’étais enceinte ou  après deux semaines de mes accouchements était pour moi mon humble contribution. Il fallait avoir perdu toute estime de soi pour accepter un tel traitement.

L’ALARME DE MON BILAN DE SANTÉ 

Alors, j’en faisais beaucoup. Ma fierté ancrée en moi me dictait d’en faire beaucoup
Ce jour-là, grâce à mon médecin, une interne pour qui j’étais un « vrai cobail » dévouée et disponible pour sa pratique, j’allais choisir de me sauver la vie.

Mon examen sanguin démontrait une anémie notoire, un épuisement général, une santé mentale à la limite de l’effondrement.

Lorsqu’elle essaya de convoquer celui qui était alors mon époux, il déclina le rendez-vous car il n’avait pas le temps. Pourtant dans le message vocale qu’elle lui avait laissé en ma présence, elle soulignait mon état d’épuisement à prendre en charge dans l’immédiat.
La docteure m’obligea alors quasiment à parler illico à une travailleuse sociale du CLSC. 

Dans son bureau me rejoignit alors une travailleuse sociale à qui je décidai de vider mon sac sur cette façon dont fonctionnait notre couple.

Ce sont deux femmes outrées qui m’ont demandé d’en parler à mon mari alors sans m’en cacher.

La travailleuse sociale m’avait même suggéré de prendre contacte avec une maison d’hébergement pour femmes violentées juste pour avoir une place où pouvoir me reposer(…)

Ce jour-là, j’ai tourné le dos à l’image, à l’apparence, à ce « linge sale qui devait se laver en famille » pour me sauver par mon choix.

Ce choix imminent de m’aimer et de choisir la vie.

Et la vie n’était aucunement une voiture de luxe, une maison en apparence belle et toujours nettoyée par moi seule. 

De toutes les façons l’épuisement m’avait couchée aux soins intensifs avec tous les électrocardiogrammes, puis un scanner du cerveau pour savoir d’où venait cette perte de connaissance et ce côté paralysé.(…)

Ce jour-là, après ma course, j’ai compris que le valeureux Maître de l’histoire m’offrait une chance de me choisir et de vivre la vie pour laquelle il m’avait créée. Être simplement moi, pleinement moi, libre et profondément heureuse et ça ça n’a aucun prix!

F.O.C.U.S M’A ÉTÉ INSPIRÉ 
F.O.C.U.S a été inspiré de cette course 
Ce jour-là je me suis aimée pour de vrai.

F.O.C.U.S 
F: fixe l’objectif , 
O: Organise TA trajectoire, 
C: Calme les éléments perturbateurs autour, U: Utilise ta créativité, ton unicité, 
S: Sors de ta zone de confort, Silence LA Vie te parle!)

J’ai alors continué ce pèlerinage à la recherche de cette femme que j’avais abandonnée, perdue de vue, emprisonnée dans une prison dorée en façade et d’une tristesse inouïe dans les murs.

Une foulée à la fois,
dans ce que j’appelle mon Jogging_Méditation
Courir certes, ce pourquoi j’aime autant courir « seule avec moi-même » même lors de course publique, pour me rencontrer et me surprendre grandir comme être humain, avec mes forces et mes limites, mon audace et mes peurs certes mais surtout ce DEVENIR… honorer au travers de ce pars-cours cette personne que je deviens une foulée à la fois.

Cette photo a été prise le 28 novembre 2016… à partir du 15 décembre 2016, signalement DPJ, plainte activée au criminelle pour voix de fait et menace de mort sur son mari… divorce. Tout orchestré par le père de mes enfants.

J’allais payer le prix d’avoir offensé mon « Maître », celui qui m’a épousée et parrainée pour m’emmener au Canada. Que j’ai souvent entendu ce refrain: « C’est grâce à moi que tu es ici. »

J’allais emprunter le chemin de croix le plus long de ma vie avec ses impacts collatéraux. La violence psychologique est la pire des violences, elle vous tue dans toutes les sphères de votre vie à petit feu. Personne autour, et vous-même n’y voyez que du feu.

LA COURSE À PIED M’A SAUVÉE LA VIE
 
 
Et croyez-le ou non, c’est la course à pied qui va me sauver et continue de me sauver 10 ans plus tard.

Je célèbre cette année ces 10 ans depuis cette année 2016 que je n’oublierai jamais certes mais que je remercie malgré toute la douleur, les frustrations, les peurs, c’est l’année qui m’a permis de commencer mon chemin de liberté une foulée à la fois.

J’ai été mise face à face avec des démons extérieurs et à mes démons intérieurs.

J’ai été jetée dans la fosse aux lions dans un système de justice que je méconnaissais totalement où il m’a fallu erreurs après erreurs, victoires après Victoires, et surtout lâcher-prise retrouver un semblant de liberté.

MA PLUS GRANDE LIBERTÉ 

Ma plus grande liberté a surgi lorsqu’en tombant par hasard sur une photo de mon ex mari avec sa nouvelle femme et leur fille, j’ai pu malgré tout le cocktail de sentiments, j’ai regardé longtemps la photo et je me suis dit: Dieu merci, il a l’air heureux!

L’amour que j’avais eu pour cet homme malgré tous les épisodes de méchanceté parfois gratuite trouvait son apogée réel: j’étais libre de la haïr mais je n’en suis pas capable, et d’ailleurs je n’en ai jamais été capable, voilà ce qui a joué sur mon processus de libération pendant si longtemps.

J’avais aimé un homme, fait trois enfants et je ne pouvais pas comprendre que ce bonheur-là n’avait  jamais rien valu pour lui.

C’était juste le mien m’a t’il démontré finalement.
Pour preuve: on a passé au feu les trois enfants et moi dans notre maison en juin 2025 et les gens connues et même inconnues nous ont été d’un soutient inouï… le seul soutien que j’attendais pour mes enfants était la surprise de leur papa mais définitivement l’abandon s’est encore montré. Aucun son ni image.

Et F.O.C.U.S en lettre fluorescentes m’a éclairé le regard et j’ai compris qu’il fallait continuer le course. Il y’a des guérisons qui continuent à se faire même après 10 ans.
Mais 10 ans c’est trop!


10 ANS, IL EST TEMPS QUE LA HONTE CHANGE DE CAMPS!

Vive ma liberté!
Merci tellement la vie pour ce jour-là où je choisis d’influencer mon devenir
Je vais terminé ce chapitre avec des paroles que j’emprunte au grand Bob Marley et je cite:

«Ne crains pas la séparation, mais redoute plutôt le mépris des liens partagés.

Car la séparation est un destin inéluctable, tandis que le mépris est un choix conscient.

Celui pour qui la relation devient légère et sans valeur ne t’a, en vérité, jamais accordé d’importance.

Ce ne sont pas les années de connaissance qui révèlent la véritable nature des gens,

mais les épreuves et les situations imprévues.

Fréquente les âmes nobles, car si le temps t’accable, elles t’offriront leur soutien au lieu de te briser.

L’homme noble, s’il reçoit, il remercie ; s’il voit une faute, il la couvre de discrétion.

Même dans ses querelles, il reste digne.

Car, en dépit des apparences et des faux-semblants, la véritable nature finit toujours par triompher.»

Alors on garde le F.O.C.U.S les amis(es)
 
Extrait de ma conférence: « Ce jour où ma liberté a commencé ». Courir, écrire et s’exprimer pleinement pour vivre.

« Progressez chaque jour avec audace vers vos rêves, refusez les coups
d’arrêt et rien ne pourra vous arrêter. »

E
lvire B Toffa
Accompagnante et stratège en inclusion socioprofessionnelle des personnes issues de l’immigration.
Entrepreneure & Conférencière : 
lamazone.ca
academieamazone.com

Retour en haut